La discipline qu’on tient vraiment n’est presque jamais celle qu’on s’impose par la force. C’est souvent l’inverse. Quand on prend un engagement — envers quelqu’un, ou envers soi-même — inutile de s’ajouter une charge mentale supplémentaire, celle de la pression de ne pas tenir sa promesse. Cette pression-là n’aide jamais à avancer, elle use.
Il y a des promesses qui prennent du temps à tenir. Prendre du poids pour retrouver des forces, en perdre pour retrouver de la légèreté : ce sont des engagements qui se jouent sur des mois, pas sur un matin de bonne volonté. Le découragement guette précisément là, dans la lenteur du résultat. Mais s’en tenir, ce n’est pas aller vite — c’est refuser d’abandonner, un jour après l’autre.
Cela demande de la force mentale, de la volonté, c’est vrai. Mais la volonté seule s’épuise. Il faut aussi pouvoir compter sur une aide plus grande que soi : la foi en Dieu. Le Saint-Esprit est cette aide merveilleuse dont chacun a besoin pour tenir quand la volonté ne suffit plus. Dieu merci pour ce don magnifique.
Je puis tout par celui qui me fortifie.
Philippiens 4:13
Se punir, au fond, c’est oublier qu’on peut compter sur Celui qui est plus grand, à travers qui tout devient possible. Tenir un engagement n’est alors plus une épreuve de force solitaire, mais un chemin qu’on marche avec cette aide-là — un jour après l’autre, sans se décourager, sans s’abandonner à la faute du retard, jusqu’à ce que la promesse soit tenue.
